Cap sur la capitale de France

Le

C'est une première pour la Confédération : une journée au contact des buralistes parisiens. Du 17e au 12e arrondissement, en passant par le 20e ou le 4e, Serdar Kaya et Philippe Alauze ont rencontré des collègues résilients, inquiets mais toujours en quête de solutions dans une ville en première ligne de toutes les difficultés territoriales.

Impactés par les émeutes ou les manifestations, les buralistes parisiens ont pris l'habitude de faire le dos rond face aux crises du pays mais attendent désormais des actes pour défendre le monopole, désormais à la main des trafics.

vape

Au fil des échanges, un même constat s’impose : l’activité doit évoluer pour rester viable dans un environnement urbain en mutation rapide. Entre baisse structurelle des ventes de tabac et pression croissante du tourisme de masse, les professionnels cherchent à adapter leurs offres et leurs pratiques. « On ne peut plus fonctionner comme avant », confie un buraliste du centre de Paris, évoquant une clientèle de plus en plus volatile et internationale.

Les discussions ont également porté sur les enjeux réglementaires, à commencer par la suppression de l’article 23, largement commentée lors de cette journée. Pour les représentants présents, cette décision doit s’accompagner de garanties concrètes pour préserver l’équilibre du réseau. Autre sujet sensible : l’encadrement de la vape, dont le développement rapide appelle, selon eux, une régulation claire afin d’éviter les dérives tout en permettant aux buralistes de conserver leur place sur ce marché.

Mais au-delà des inquiétudes, c’est bien la transformation du métier qui a été au cœur des échanges. À l’image du premier point de vente visité dans le quartier des Batignolles, les modèles hybrides se multiplient. Dans ce secteur en plein renouveau, un commerce repensé mise sur une offre élargie de proximité, mêlant produits du quotidien, services et nouveaux usages pour attirer une clientèle diversifiée.

Cette capacité d’adaptation apparaît aujourd’hui comme essentielle. « Le bureau de tabac devient un commerce de services », résume un participant. Une évolution que la Confédération entend accompagner, en valorisant les initiatives locales et en poursuivant le dialogue avec les pouvoirs publics, afin de garantir l’avenir d’un réseau confronté à des défis sans précédent.

 

Prochain Cap à Châteauroux, le 

 

 

 

 

 

 

Premier réseau de commerces de proximité

22 800 buralistes engagés dans les territoires, ouverts environ 12 heures par jour, 6 jours sur 7 et au service de la proximité

Annuaire des buralistes